La communauté paysanne apparaît comme acteur juridique
La « communauté des paysans de Chapelle » intervient comme telle dans un procès auprès du bailli de Vaud à Moudon, signalant l’émergence d’une structuration communale au début du XIVᵉ siècle.
La « communauté des paysans de Chapelle » intervient comme telle dans un procès auprès du bailli de Vaud à Moudon, signalant l’émergence d’une structuration communale au début du XIVᵉ siècle.
Une partie des biens de l’ancienne famille de Chapelle passe ensuite aux nobles de Vullien, puis aux nobles de Genève–Lullin, illustrant la circulation féodale des patrimoines par cessions et recompositions.
Au XIIᵉ siècle, le village appartient en tout ou partie à une famille noble dite « de Chapelle », comptée vers 1200 parmi les bienfaiteurs de la cathédrale de Lausanne, indice d’un lignage local influent. Guillaume de Chapelle, chevalier, épouse la fille du Major de Dommartin. Cette alliance rattache la famille de Chapelle à un centre de pouvoir voisin et annonce son déplacement d’ancrage seigneurial.
L’école du village est construite en 1839 pour répondre aux besoins scolaires de la population locale.
Le vieux four à pain, situé à la rue du Château, est édifié en 1796. Récemment rénové, il demeure régulièrement utilisé pour des « cuites » de pain et diverses animations saisonnières, perpétuant une tradition artisanale et communautaire profondément ancrée dans la vie du village.
Le bâtiment dit du « Casino » est construit en 1777. À l’origine, son premier étage est destiné aux rencontres et aux jeux, servant de lieu de sociabilité villageoise plusieurs soirs par semaine. Cette fonction se maintient jusqu’en 1930, faisant du Casino un élément central de la vie sociale locale.
En 1745, noble Rodolphe Samuel de Praroman prend officiellement le titre de seigneur de Chapelle et de Martherenges. Cet acte confirme la continuité de la domination de la famille de Praroman sur la seigneurie et illustre le maintien des structures seigneuriales jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.
En 1536, la conquête bernoise du Pays de Vaud entraîne un profond changement politique et institutionnel. Après la capitulation de Moudon et la soumission de la région, Berne réorganise le territoire en bailliages. Chapelle est intégrée au bailliage de Moudon, administré depuis le château de Lucens, et la Réforme est imposée dans l’ensemble du pays soumis à l’autorité bernoise.
Par alliance, la fille de Nicod d’Ifflens apporte la seigneurie à Henri de Praroman, bailli de Lausanne sous l’épiscopat d’Aymond de Montfalcon (1495–1499), ouvrant une longue période de domination praroman.
Dans la continuité des transmissions patrimoniales de la métralle et du domaine de Chapelle, Françoise Serragin, unique héritière de Jean Serragin, apporte une importante fortune en épousant le noble Nicod d’Ifflens. Cette alliance marque le passage des droits et des biens de Chapelle dans une famille de rang nobiliaire, illustrant les liens étroits entre bourgeoisie urbaine et noblesse régionale.