Au XIIᵉ siècle, le village appartient en tout ou partie à une famille noble dite « de Chapelle », comptée vers 1200 parmi les bienfaiteurs de la cathédrale de Lausanne, indice d’un lignage local influent. Guillaume de Chapelle, chevalier, épouse la fille du Major de Dommartin. Cette alliance rattache la famille de Chapelle à un centre de pouvoir voisin et annonce son déplacement d’ancrage seigneurial.
Explorez la chronologie du village
1200
Le temps des chartes et des bourgs
1228
Capella Waldana, première mention du toponyme complet
Dans le prolongement de l’appellation Capella, la mention de Capella Waldana marque une étape clé dans la fixation du nom du lieu. Elle traduit le passage d’une désignation générique, centrée sur l’existence d’une chapelle, à un toponyme individualisé par un qualificatif d’origine anthroponymique. Le terme Waldana, issu du nom Waldo, renvoie vraisemblablement au fondateur ou au détenteur du domaine sur lequel l’édifice cultuel a été établi. Cette évolution reflète une logique médiévale courante, associant repère religieux et référence seigneuriale, et préfigure les formes ultérieures Capella Vaudanne.
1228
Paroisse Saint-Martin et organisation religieuse
En 1228, l’église Saint-Martin est attestée comme église paroissiale. Cette reconnaissance confirme l’existence d’une communauté locale structurée autour d’un centre religieux stable, qui joue un rôle essentiel dans l’organisation spirituelle, sociale et territoriale du village.
1250
Transfert progressif des biens aux Vullien puis Genève–Lullin
Une partie des biens de l’ancienne famille de Chapelle passe ensuite aux nobles de Vullien, puis aux nobles de Genève–Lullin, illustrant la circulation féodale des patrimoines par cessions et recompositions.
1300
L’ âge des seigneurs savoyards
1300
La terre devient propriété savoyarde
Au début du XIVᵉ siècle, la plus grande partie de Chapelle-Vaudanne passe sous l’autorité du comte de Savoie, probablement à la suite du démembrement et de la recomposition des possessions seigneuriales autour de Moudon. Cette intégration marque une rupture institutionnelle : le village quitte une organisation essentiellement locale pour s’inscrire durablement dans les cadres administratifs et juridiques de la seigneurie savoyarde.